Méthodologie
Mise à jour : août 2026
Méthodologie
Cette page décrit comment le panel est construit, ce que produisent nos traitements, et ce que nos résultats ne permettent pas de dire. Elle est destinée à être lue avant d'utiliser l'outil, et à être citée si vous reprenez nos chiffres.
1. La source des répondants
Le panel n'est pas une population inventée. Chaque persona correspond à un individu ayant réellement répondu à une enquête statistique publique française, dont les fichiers individuels anonymisés sont diffusés en accès libre par leurs producteurs (statistique publique et services statistiques ministériels).
Deux familles de variables sont mobilisées :
- Les variables sociodémographiques : sexe, âge, région, taille de commune, diplôme, catégorie professionnelle, composition du ménage, revenus. Elles décrivent qui est le répondant.
- Les variables d'opinion et d'attitude : intérêt pour la politique, perception des inégalités, confiance, rapport à la consommation. Elles décrivent comment il se situe.
Chaque répondant conserve son poids d'enquête. Toute proportion affichée dans l'outil est pondérée : sans cela, les sous-populations sur-échantillonnées fausseraient la lecture.
Nous n'utilisons que des jeux de données dont les conditions de diffusion autorisent explicitement la réutilisation, y compris commerciale, avec mention des sources. Les enquêtes académiques réservées à la recherche non commerciale sont exclues du périmètre de l'outil, même lorsque leur contenu serait plus riche.
2. De la ligne de données au persona
Les codes d'enquête (par exemple « 2 » pour le sexe, « 5 » pour un niveau de diplôme) sont traduits en libellés lisibles, puis assemblés par un gabarit unique en une description à la deuxième personne :
Nous sommes en 2026. Vous êtes une femme de 34 ans, vivant en Occitanie dans une commune de 20 000 à 100 000 habitants. Vous êtes diplômée de l'enseignement supérieur et travaillez comme technicienne de laboratoire.
Trois règles gouvernent ce gabarit :
- Aucune invention. Une caractéristique absente du fichier n'apparaît pas dans le persona. Les valeurs manquantes produisent une phrase plus courte.
- Un gabarit identique pour tous. La même formulation est appliquée à chaque répondant, pour que les écarts observés viennent des profils et non de la rédaction.
- Le gabarit est publié. Il est affiché dans l'outil avant chaque lancement et enregistré avec les résultats : deux passages comparables ont, littéralement, le même texte.
3. La question et son format
Votre question est ajoutée à la fin du persona, suivie d'une consigne de format choisie parmi une liste fermée : choix parmi des options, un seul mot, un nombre, une phrase, ou une réponse argumentée se terminant par une réponse finale isolée.
Ces consignes sont fixes et déterministes : elles ne sont pas reformulées par un modèle. C'est ce qui permet de comparer deux passages entre eux, et de savoir exactement ce qui a été envoyé. La consigne appliquée est enregistrée mot pour mot avec les résultats.
Le format « choix fermé » ajoute par défaut une option de non-réponse. Nous la recommandons : forcer un avis là où une personne réelle dirait « je ne sais pas » gonfle mécaniquement les taux d'opinion.
4. L'interrogation
Chaque persona est interrogé séparément : une requête par répondant, sans mémoire d'un persona à l'autre. Un persona ne voit jamais les réponses des autres, ce qui évite les effets d'entraînement.
Le modèle de langage utilisé est choisi avant le lancement et enregistré avec les résultats. Un même passage rejoué avec un autre modèle donnera des réponses différentes.
5. L'analyse
Les calculs sont effectués par du code, jamais par un modèle de langage. Cela garantit la fiabilité de l'analyse.
| Format de question | Traitement |
|---|---|
| Choix fermé | Comptage pondéré par correspondance exacte, croisements par segment, signalement des réponses hors options |
| Nombre | Moyenne et médiane pondérées, distribution, croisements |
| Un mot | Normalisation, regroupement des variantes proposé puis validé par vous, comptage pondéré |
| Réponse libre | Codage automatique en catégories que vous pouvez corriger, puis comptage pondéré ; verbatims conservés |
Les effectifs faibles sont signalés dans l'interface. Un croisement portant sur moins de trente répondants est affiché avec un avertissement, et nous déconseillons de le citer.
6. Ce que la méthode ne permet pas
Les limites qui suivent sont documentées par la littérature scientifique sur les répondants synthétiques et vérifiées sur nos propres passages.
- Variance réduite. Les réponses simulées sont plus homogènes que les réponses humaines. Les positions minoritaires ou tranchées sont sous-représentées.
- Biais variable selon le sujet. L'écart à la réalité n'est pas constant : bon sur un thème, marqué sur le suivant, sans que le sens de l'erreur soit prévisible.
- Sensibilité à la formulation. Deux formulations proches d'une même question peuvent produire des distributions différentes. C'est aussi vrai des enquêtes réelles.
- Désirabilité sociale inversée. Les modèles sont entraînés à être inoffensifs : sur les sujets sensibles, ils tendent vers la réponse socialement acceptable.
- Pas de comportement, seulement du déclaratif. Une intention d'achat simulée ne prédit pas un achat. Elle compare, au mieux, deux propositions entre elles.
7. Vérification
Nous comparons régulièrement les distributions produites par le panel à des données réelles connues : marges des enquêtes d'origine, résultats publiés, répartitions officielles. Ces comparaisons sont publiées telles quelles, y compris lorsque l'écart est important, c'est leur intérêt principal.
8. Reproductibilité
Chaque passage conserve : la question posée, la consigne de format appliquée, le gabarit de persona, le segment et son effectif, le modèle utilisé, la date, les réponses individuelles et les agrégats pondérés. Un passage peut être rejoué à l'identique ou cité avec l'ensemble de ces paramètres.
Si vous citez des résultats issus de Repliqua, indiquez qu'il s'agit d'une simulation par modèle de langage conditionné sur des répondants d'enquêtes publiques, en précisant le modèle et la date. N'utilisez pas les termes « sondage », « enquête » ou « les Français pensent que ».